Sur le site Papa positive
Comment poser des mots simples pour expliquer la situation de confinement aux enfants et les informer sur le coronavirus sans les terroriser ?
La chaine youtube “Playmobil en Français”propose une excellente vidéo pour décrire le contexte, rappeler les gestes sanitaires, … et s’occuper pendant le confinement.
Rester chez soi est essentiel pour limiter la contagion et sortir plus vite de cette pandémie.
Prenez soin de vous.
"Une relation empathique, bienveillante, soutenante, permet au cerveau de l'enfant de bien se développer" (Catherine Gueguen)
jeudi 30 avril 2020
mercredi 29 avril 2020
Un album pour lire et réfléchir : La petite mauvaise humeur
Quelques pistes de réflexion proposée par Gabrielle (enseignante spécialisée)
Le but est de permettre à l'enfant de SE poser des questions et de trouver des réponses à son propre questionnement ; qu'il puisse mettre des mots, des attitudes, des émotions sur la notion " cause / conséquence".
Il est également intéressant d'observer et de prendre en compte, les graphismes, les dialogues proposés en didascalies, des interrogations de Pit et Pat et tout ce qui peut permettre l'expression de situation, d'attitudes et d'émotions dans l'histoire, qui pourra laisser émerger l'expression propre de l'enfant.
Après avoir lu ou vu l'histoire, l'adulte peut lui demander :
- Et toi, que penses-tu de cette histoire ?
- Est ce qu'une situation de dispute ou de réconciliation t'est déjà arrivée ?
- Comment crois-tu que Pit et Pat en sont arrivés à cette situation ? Qu'est ce que tu as repéré dans l'histoire qui te fait penser ça?
- Et toi comment ça s'est passé pour toi ?
- Est ce qu'il y a quelque chose que tu trouves d'intéressant dans cette histoire ?
[ laisser du temps pour la réponse et s'il ne trouve pas, on peut l'aider par ces questions : " par exemple, d'avoir des copains même si on n'est pas toujours d'accord ? ou bien tu préfères rester tout seul comme ça tu fais toujours comme tu veux ?]
Le temps de l'histoire et de son expression est terminé. Ne pas avoir peur si l'enfant n'exprime pas toutes les réponses. Ce ne sont que des pistes pour aider l'enfant à SE questionner. Lui, il va rester sur son questionnement, son opinion, et il reviendra à la charge de lui-même s'il en a besoin.
Un lien de présentation de l'album :
https://apprendreaeduquer.fr/la-petite-mauvaise-humeur-un-album-a-portee-philosophique/
mardi 28 avril 2020
Les Webinaires de Déclic - Recevoir les critiques
Un webinaire à destination des chefs d'établissement et enseignants, pour les soutenir dans leurs relations avec les familles, dans le cadre de leur mission de continuité pédagogique.
POUR CONTRIBUER A LA CONTINUITE DE CES FORMATIONS EN LIGNE
https://don.declic-cnveducation.org/soutenir-financierement-les-actions-de-declic
3ème épisode : Comment faire avec les critiques, les messages difficiles à recevoir.
Animé par Véronique Gaspard, avec le soutien de Catherine Schmider, formatrices en Communication NonViolente certifiées par le CNVC.
Ce webinaire revient sur les axes qui ont permis aux enseignants de faciliter leur quotidien. Il répond aux questions des auditeurs et apporte des repères pour faire face à des messages désagréables :
- Qu'est-ce qu'un besoin ?
- Comment recevoir une critique ?
- Exercice pratique : "Je reçois un mail désagréable...qu'est-ce que je fais ?"
Ce webinaire revient sur les axes qui ont permis aux enseignants de faciliter leur quotidien. Il répond aux questions des auditeurs et apporte des repères pour faire face à des messages désagréables :
- Qu'est-ce qu'un besoin ?
- Comment recevoir une critique ?
- Exercice pratique : "Je reçois un mail désagréable...qu'est-ce que je fais ?"
- quels sont les jugements envers l'autre, envers soi... comment les recevoir ?
- qu'est-ce que je ressens comme émotions dans l'instant ?
- quels besoins émergent de ces sensations ?
- quels pourraient être les besoins de l'autre ? comment ça résonne en moi ?
- comment rejoindre l'autre à partir de cet espace d'accueil de ces besoins ?
- Quelles sont les 4 manières de recevoir un message ?
Téléchargez ici le document : Recevoir un message difficile
- Comment nourrir mes besoins et ceux des autres ?
- Comment vérifier que ce que je fais contribue aux besoins des autres ?
- Quelle est mon intention quand je fais une demande ?
POUR CONTRIBUER A LA CONTINUITE DE CES FORMATIONS EN LIGNE
https://don.declic-cnveducation.org/soutenir-financierement-les-actions-de-declic
lundi 27 avril 2020
TDAH et Confinement : Développer la communication non-violente avec son enfant
Le confinement peut augmenter le risque d’anxiété, d’irritabilité, de dépression. Il peut entraîner chez les parents comme chez les enfants une période de sidération avec difficulté à initier les activités habituelles.
Les enfants avec un TDAH (Trouble Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité) ont plus de mal en général, à réguler leurs émotions. Leur sentiment d’injustice présent en temps habituel peut se trouver dans cette période exacerbée. L’émotion agit comme une sorte de « torche attentionnelle » : elle éclaire certaines choses, les mettant au premier plan et en laisse d’autres dans l’ombre.
Ce mécanisme est très présent chez les patients avec un TDAH. Du fait de leur impulsivité et de leurs émotions, ils risquent de n’entendre que les défauts sur une remarque et ne pas percevoir les éléments positifs qui étaient associés, ce qui peut entraîner chez eux un mouvement de colère irrépressible.
Voici quelques outils pour limiter ce phénomène :
Développer ma communication non violente avec mon enfant sur ce lien :
https://www.pedopsydebre.org/post/tdah-et-confinement-développer-la-communication-non-violence-avec-son-enfant
par F. Amsellem (psychologue), Dr A. Hubert, Dr S. Bahadori, Pr R. Delorme (pédopsychiatres) – Centre d’excellence des troubles du neuro-développement d’Ile de France
dimanche 26 avril 2020
Pour une ambiance plus sereine...
Afin de nous épauler durant cette période exceptionnelle, Catherine, créatrice de la page Dis maîtresse, c’est quoi l’empathie ? et accompagnatrice parentale propose de petites vidéos sur différents thèmes :
Un enfant apprend en écoutant, en observant les adultes qui l’entourent. Comprendre que les adultes sont aussi traversés par des émotions aidera l’enfant à exprimer, accueillir et apprivoiser ses propres émotions.
Il est également important durant cette période inédite, d’être à l’écoute de soi, des autres afin d’entretenir l’équilibre de nos relations et que ce confinement se passe le mieux possible.
Les émotions :
Un enfant apprend en écoutant, en observant les adultes qui l’entourent. Comprendre que les adultes sont aussi traversés par des émotions aidera l’enfant à exprimer, accueillir et apprivoiser ses propres émotions.
Les besoins :
Il est également important durant cette période inédite, d’être à l’écoute de soi, des autres afin d’entretenir l’équilibre de nos relations et que ce confinement se passe le mieux possible.
samedi 25 avril 2020
Gérer les écrans en période de confinement
RADIOGRAPHIES DU CORONAVIRUS (France Culture)
Quelques conseils pour gérer le temps d'écrans à la maison avec les enfants et les adolescents. Pour ce nouveau rendez-vous sur l'éducation en période de confinement, Louise Tourret s'entretient avec la psychologue Sophie Marinopoulos. Comment limiter le temps passé devant les écrans en période de confinement?
![]() |
• Crédits : smartboy10 - Getty |
L'école à la maison, c'est une interview bi-hebdomadaire dont l'objectif est de répondre aux questions éducatives que nous nous posons en cette période de confinement. Chaque entretien propose des réponses pratiques et des pistes de réflexion pour ne pas rester démunis dans cette situation inédite et nous aider à trouver nos propres solutions. Après le suivi du travail des élèves, nous abordons un thème qui occupe et préoccupe les parents au plus haut point : le temps passé devant les écrans.
Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste, autrice d'un rapport sur la santé culturelle du jeune enfant pour le ministère de la Culture en 2019, nous rappelle quelques règles pour les petits, les adolescents (et les parents !) et nous engage à ne pas économiser le temps passé à parler de ce qui se passe sur les écrans des familles.
Louise Tourret : Dans cette période de confinement, la question du temps passé devant les écrans se pose avec encore plus d'acuité, puisque les écrans sont désormais convoqués à la fois pour le travail scolaire, les loisirs, mais aussi dans une dimension supplémentaire, celle du maintien de la sociabilité, des relations avec les amis.
Sophie Marinopoulos : L'utilisation des écrans n'a pas fondamentalement changé, ils restent le support d'une activité de médiation. Notre rôle en tant que spécialistes de l'enfance est de dire à ceux qui pensent qu'on peut laisser un enfant seul devant l’écran, attention, l’écran ne doit pas "faire écran" à la relation. Très concrètement, ce n'est pas parce que l’enfant est confiné qu’il doit être livré à lui-même sur les écrans. Restons dans cette logique que nous sommes une société qui a des écrans. Donc nos enfants et nous-mêmes les utilisons, mais à une seule condition : qu’ils ne viennent pas attaquer la relation. C’était tout le sens de mon rapport sur la santé culturelle qui est la santé des humains, c’est à dire la santé de nos relations.
Aujourd’hui, on doit lutter contre cette crise sanitaire terrible. Mais il y a aussi une autre crise, plus insidieuse, qu’on n’entend pas et qu’on ne voit pas, et qui concerne la santé de nos relations : être confiné est une situation à haut risque parce qu’on va empiéter sur nos intimités respectives, sur le temps de l’autre. Et on sait bien que ces empiètements représentent un risque d’atteinte à la qualité et à l’équilibre des relations, en particulier des relations familiales.
LT : Est-ce que c’est une question de gestion du temps au sein de la famille, entre les enfants et les parents - parents qui eux doivent parfois travailler à domicile et ont aussi envie d’entretenir leurs relations sociales (et cela va se faire via des téléphones et des ordinateurs) ? Faut-il se donner des horaires?
SM : Évidemment la question du temps est très importante puisque habituellement nous courrons après le temps, et là aujourd’hui on nous demande d’habiter le temps. Pour les parents qui se retrouvent toute la journée enfermés avec les enfants, qui doivent à la fois télétravailler, faire travailler leurs enfants, faire en sorte qu’ils ne regardent pas trop les écrans, le défi est majeur. Découper la journée est très important parce que cela évite l’effroi de se dire "Comment je vais faire pendant 8 heures avec eux ?" Nous pyschologues entendons beaucoup de panique autour de l’immensité de ce temps, donc diviser la journée par petites tranches et organiser sur ce temps-là des activités, c’est soutenant pour tout le monde.
Après, nous sommes face à une des problématiques majeures de notre société, c’est que nous passons notre temps à faire faire des activités à nos enfants, de même que nous faisons sans cesse des activités. Evidemment, les enfants ont perdu le rapport à l’ennui, le rapport à l’imaginaire. Toutes les activités ludiques imaginaires sont en général oubliées au détriment d’une activité cadrée, organisée autour d’ateliers pensés par les adultes. On est face à un véritable défi pour la famille : il faut qu’on accompagne, qu'on donne des idées à ses enfants pour qu’ils puissent être autonomes dans leurs activités ludiques.
LT : Et avec les adolescents, qui eux ne sont pas en demande mais plutôt en retrait, voire souvent en refus d’intervention parentale, quelle stratégie adopter ?
SM : Dans cette période de crise, les parents vont découvrir leur maturité, parce qu’un adolescent a des avis tranchés, il est à une période où il expérimente son discernement et cela va le conduire à entrer dans des débats d'ordre politique, philosophique, sur la mort, la maladie, le monde, l’effondrement, l’écologie, etc. Et ces réflexions vont transformer les discussions au sein de la famille.
D'autre part, il ne faut pas être frontal avec les adolescents, les empêcher d’être tout le temps sur leurs écrans. Il faut qu’ils puissent avoir un temps pour eux, pour se détendre, et en même temps pouvoir les interroger : "Qu’est-ce que tu regardes en ce moment? J’aimerais bien découvrir ce que tu fais ?" parce qu’on a rarement le temps de ces approches avec les adolescents. C’est un défi, et là il y a vraiment une éducation à l’écran que nous devons avoir les uns et les autres, parce que quand on est confiné, on recherche le contact et la relation par l’écran via Skype, Whatsapp, et puis on télécharge, etc. Toutes ces habitudes qui prennent énormément de place doivent nous obliger à nous réfréner, à nous dire "Allons plutôt du côté du dialogue de l’échange, de la rencontre, de l’activité ludique, de la créativité, de l’imaginaire".
LT: Avec cette police que certains parents se sentent obligés de mettre en place, les écrans deviennent justement un sujet de conflit. Comment éviter de se mettre en colère, de priver, de rentrer dans des relations extrêmement tendues, de jouer au chat et à la souris avec ces objets que les enfants vont vouloir s’accaparer?
SM : Chaque famille a posé ses règles en général, c’est ce qu’on entend beaucoup quand on interroge les parents, quand on leur demande "Chez vous, qu’est-ce qui est autorisé ?". Les parents se sont en général informés et ils ont essayé d'établir leurs règles propres. Ce qui est très important, c’est de tenir ses règles, parce que si vous annoncez quelque chose mais qu’ensuite, si l’enfant crie très fort, fait une grosse colère, il obtient 5 mn de plus, l’enfant bien entendu comprend à quel point les pleurs sont un pouvoir à part entière. Donc c’est très important que le parent décide de ce qu’il autorise ou pas, avec bien entendu les conseils qui peuvent lui être donnés, et qu’ensuite il s’y tienne. L’écran ne doit pas être considéré comme un objet qui annule la relation ou qui coupe l’enfant de toute relation, mais au contraire comme une médiation et dont on peut parler.
Avec un tout petit, on ne le met pas tout seul devant un écran, s’il regarde un dessin animé de 2-3 mn, il doit être accompagné, et on en parle après, ou bien on peut proposer de dessiner le bonhomme vu à l'écran par exemple, pour revenir à une activité plus créative. Un adolescent, lui, va avoir envie d’être tranquille pour voir ce qu’il a choisi de regarder, ce qu'il faut accepter mais à condition que le parent soit capable de s’intéresser ensuite à ce contenu, et de maintenir les règles qu’il avait énoncées. Si chaque famille a des règles différentes - avant manger, après manger, avant de se coucher - il faut s’y tenir quelles qu'elles soient. C’est ce qui donne de la solidité aux parents : être fiables dans leur parole.
LT : Mais ces règles ne vont-elle pas exploser avec le confinement, avec ce quotidien qui est bouleversé et dans lequel on perd aussi nos repères en tant qu’adultes ?
SM : Si on veut continuer à vivre comme avant, comme si on n’était pas confiné, c’est impossible. On parle du défi sanitaire du coronavirus, moi je parle du défi sanitaire de la santé relationnelle. C’est un autre défi.
Trois points à retenir
- Fixer des horaires et des règles, qui peuvent changer avec le confinement ou les vacances, mais ne peuvent pas être renégociées
- Parler de ce qu'on fait sur les écrans, engager le dialogue, notamment avec les adolescents
- Prendre soin du temps libre d'écrans. Temps fondamental pour se retrouver ou ne rien faire de spécial car, de même que tous les moments ne doivent pas se passer devant les écrans, tout le temps libre ne doit pas être programmé et organisé par les adultes
Retrouvez le rapport de Sophie Marinopoulos : Une stratégie nationale pour la Santé Culturelle – promouvoir et pérenniser l’éveil culturel et artistique de l’enfant de la naissance à 3 ans dans le lien a son parent, remis au Ministère de la Culture en juin 2019.
Pour les parents qui ont besoin d'aide, la ligne de l'association Les pâtes au beurre : 02 40 16 06 52
vendredi 24 avril 2020
Conseils aux parents d'élèves du 1er degré
Un article des Ateliers Gordon

Pour vous aider à accompagner au mieux votre(vos) enfant(s) en enseignement à distance dans le contexte inédit de la crise sanitaire, voici un article rédigé par l'académie de Versailles.
Lire l'article.
Les thématiques qui y sont abordées :
1. De bonnes conditions pour la mise en œuvre de l’enseignement à distance
ENCOURAGER ET RASSURER
MAINTENIR LES LIENS
INSTALLER LES CONDITIONS DE TRAVAIL
AIDER SON ENFANT A S’ORGANISER
LE CAHIER DE TEXTES, UN OUTIL QUE L’ON CONTINUE A UTILISER
MAINTENIR LES LIENS
INSTALLER LES CONDITIONS DE TRAVAIL
AIDER SON ENFANT A S’ORGANISER
LE CAHIER DE TEXTES, UN OUTIL QUE L’ON CONTINUE A UTILISER
2. Penser les différents temps de la journée et de la semaine
DIVERSIFIER ET ALTERNER
AIDER SON ENFANT A APPRENDRE
LIRE ET ÉCRIRE
AIDER SON ENFANT A APPRENDRE
LIRE ET ÉCRIRE
jeudi 23 avril 2020
Service d'écoute SOS Parentalité
Consultante en parentalité - Formatrice
"Cultiver la relation pour grandir ensemble !"
- Je suis particulièrement heureuse de vous annoncer que le service d'écoute SOS Parentalité est désormais identifié par le gouvernement comme ressource au niveau national pour les parents. Son numéro pourra être communiqué aux personnes qui appellent le numéro vert Covid-19.
Les horaires d'ouverture : 7 jours sur 7, de 8h à 12h et de 14h à 17h+ 2 soirs : mercredi et vendredi de 20h à 22h.
- Tél : 0974 763 963
- Appel non surtaxé, anonyme et gratuit
- 15 min d'écoute, 15 min pour relâcher la pression
- Les écoutants sont des consultants en parentalité formés par Catherine Dumonteil-Kremer et membres du Réseau Parentalité Créative. Nous sommes 120 à nous relayer bénévolement.
- Appel non surtaxé, anonyme et gratuit
- 15 min d'écoute, 15 min pour relâcher la pression
- Les écoutants sont des consultants en parentalité formés par Catherine Dumonteil-Kremer et membres du Réseau Parentalité Créative. Nous sommes 120 à nous relayer bénévolement.
On en a parlé sur France Inter dans l'émission "Carnets de solution" de Philippe Bertrand (7/04/20).
- A l'occasion de la Journée de la Non-Violence Éducative, nous continuons également à vous proposer des vidéos en direct, tous les jours à 10h jusqu'au 30 avril dans le groupe Facebook SOS Parentalité, le groupe de discussion du réseau Parentalité Créative (Programme) :
- Pour revoir toutes les interventions depuis le 2 avril (sous-titrées)
- En complément nous nous mobilisons pour vous proposer des ateliers découverte gratuits du cycle d’ateliers « Vivre et Grandir Ensemble », créé par Catherine Dumonteil-Kremer : en visio, par petits groupes de 6 à 8 participants maximum, pour tous les parents d’enfants de 0 à 18 ans.
- Mercredi 29 avril de 17h30 à 18h30
- Mercredi 6 mai de 21h à 22h
Inscription (Clôture 48h avant l’atelier)
Plus de 11 000 membres ont rejoint ce groupe depuis sa création au début du confinement ! Les échanges sont nombreux, les parents y trouvent du soutien et un espace pour exprimer leurs difficultés. N'hésitez pas à nous rejoindre, vous y serez les bienvenus! :)
QUELQUES RESSOURCES :
Magazine PEPS - Un numéro gratuit : « Confinés en famille : quand tout s’arrête autour de nous »
Planches - "Le réservoir affectif" Épisodes 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7
Livret "Sans fessée, comment faire ?"
Dossier "Colère, punitions-récompenses : comment s'en sortir ?"
Conférence "Parents, enfants et confinement"
Live de Catherine Dumonteil-Kremer (Ville de Bormes-les-Mimosas 15/04/20)
Interventions gratuites, ouvertes et accessible à tous, en visio sur le logiciel Zoom, pendant le confinement :
- Jeudi 30 avril de 21h à 22h30 : Conférence « Sans fessée ni punition, comment faire ? »
PROGRAMME DES JOURS ET SEMAINES A VENIR
Interventions gratuites, ouvertes et accessible à tous, en visio sur le logiciel Zoom, pendant le confinement :
- Journée de la Non-Violence Éducative :
- Jeudi 30 avril de 21h à 22h30 : Conférence « Sans fessée ni punition, comment faire ? »- Vendredi 1er mai de 10h30 à 11h30 et de 18h à 19h : Cafés des parents « Sans fessée ni punition, comment faire ?
Sur inscription : contact@elisefournier.fr (Pour le café des parents, préciser le créneau auquel vous souhaitez participer.)
mercredi 22 avril 2020
Ma peur, comme toutes mes émotions, est au service de mes besoins.
Qu'est-ce que je choisis de faire de ma peur
Une illustration de notre réaction à la peur, éclairée par le processus de la Communication NonViolente
Illustration de Apprentie Girafe.
·
ACCUEILLIR NOS PEURS
"Il ne faut pas avoir peur" , "Il faut prendre son courage à deux mains et surmonter sa peur" " Nous ne devons pas vibrer de la peur " ...
Je peux me relier à l'intention de contribution de tous ces messages ... et en même temps à chaque fois que j'essaye d'aller contre l'émotion qui se vit en moi, j'obtiens à peu prés le contraire de ce que je souhaite .
Il y a de la peur en moi, c'est une émotion que je vis régulièrement dans mon corps et quand elle se manifeste j'apprends peu à peu à lui faire confiance. Ma peur, comme toutes mes émotions est un signal qu’utilise mon corps pour attirer mon attention vers mes besoins. La peur, c’est pour moi une émotion qui me met en lien direct avec la préservation de la vie. La mienne, celle des autres et de ce qui compte pour moi. Du coup, quand je regarde ma peur comme une alliée et non pas comme un ennemi à vaincre, je suis remplie de gratitude pour ce mécanisme qui s'opère en moi . Mon corps cherche juste à me protéger et à me faire vivre ce qui est précieux pour moi !
Alors dans cet espace de compassion pour ma peur, je peux écouter quels besoins s’expriment derrière le scénario tragique qui se joue dans mes pensées. Et lorsque je suis en lien avec mes besoins, je peux agir , avec élan et force dans mon espace d'influence.
Merci ma peur de te manifester et de veiller sur mes besoins !
------------------------------------------------------------------------------------
Et si cela peut vous soutenir pour accueillir vos émotions et rencontrer vos besoins, les cartes "60 besoins illustrés" et "25 émotions et ressentis illustrés" sont téléchargeables avec une participation consciente ici :
Pack 60 cartes besoins illustrés :
gumroad.com/l/UPrEc
Pack 25 émotions et ressentis illustrés :
gum.co/QppxtY
mardi 21 avril 2020
L'écoute des autres et de soi - Declic CNV
Un webinaire à destination des chefs d'établissement et enseignants, pour les soutenir dans leurs relations avec les familles, dans le cadre de leur mission de continuité pédagogique.
Dans ce webinaire, Véronique Gaspard et Catherine Schmider, donnent des clés d'écoute empathique pour soi et pour les autres :
- Véronique Gaspard explore par le ressenti et l'expérience ce que sont les émotions et les besoins, deux repères importants dans l'écoute. Que se passe-t-il lorsqu'on se sent accueilli pleinement ? Quelles sont les conditions d'un accueil empathique ? Comment faire quand on se sent soi-même submergés ?
- La vidéo se termine ( à 49'00) par un temps de guidage en "auto-empathie", temps d'écoute de soi, face à un moment qui nous a contrarié : comment se relier à ce moment au niveau des faits, à nos jugements à ce moment-là, à nos ressentis qui nous permettent de nous relier à nos besoins profonds. Comment remplir alors notre réservoir de besoin en manque pour se sentir mieux ?
Animé par Véronique Gaspard, avec le soutien de Catherine Schmider, formatrices en Communication NonViolente certifiées par le CNVC et animatrice de Declic-CNV
lundi 20 avril 2020
8 HABITUDES QUOTIDIENNES QUI RENFORCENT ET ADOUCISSENT LES RELATIONS AVEC NOS ENFANTS
Le Dr Laura Markham est à l’origine d’un excellent ouvrage,”Peaceful Parents, happy kids”, pas encore traduit en français. Elle fournit de nombreuses astuces pour “arrêter de crier et commencer à se connecter” avec nos enfants.
En guise d’extraits, je vous invite à découvrir quelques habitudes pour renforcer et pacifier les relations parents/enfants.
Développez de petits rituels :
– 5 minutes de câlin dès le réveil avec chaque enfant
– des petites questions de curiosité : tu as rêvé ? Tu veux me raconter ?
– méditer ensemble
A éviter : la TV et autres smartphones, tablettes.
– 5 minutes de câlin dès le réveil avec chaque enfant
– des petites questions de curiosité : tu as rêvé ? Tu veux me raconter ?
– méditer ensemble
A éviter : la TV et autres smartphones, tablettes.
12 câlins par jour :
Les câlins sont extrêmement importants pour le maintien de l’équilibre émotionnel et le renforcement du lien affectif. De plus, ils contribuent au développement du cerveau des enfants. Alors, 12, c’est un minimum ! Surtout que les occasions de manquent pas : le matin, à chaque séparation, pour dire “je t’aime”, réconforter,…ou juste pour le plaisir. (forfait illimité)
Eloignez toute forme de technologie quand vous interagissez avec vos enfants :
Éloignez les téléphones, éteignez la TV,…soyez dans le moment présent en vous appuyant sur vos sens et votre coeur (plutôt que votre mental qui anticipe ou ressasse le passé)
Les soirées réservées à la famille :
Ne travaillez pas après le diner. Mangez ensemble avec calme et bienveillance. Profitez de ce repas pour pratiquer le rituel de gratitude. “Aujourd’hui j’ai aimé …”
Temps exclusif pour chaque enfant :
Consacrez de 10 à 20 minutes exclusivement avec chaque enfant en alternant entre les activités qu’il préfère et celle que vous aimez.
Harmonisez votre humeur avec celle de votre enfant :
Pour se connecter avec les enfants, il s’agit de les regarder avec empathie afin de ressentir ce qu’ils ressentent et d’harmoniser nos humeurs. Laissez agir les neurones miroirs, nous avons l’outillage pour cela !
Adoptez une attitude bienveillante pour vous connecter à votre enfant après une séparation :
Afin de faciliter la re-connexion, saluez votre enfant avec une étreinte, établissez un contact visuel, restez à ses côtés dans une attention sereine et bienveillante. Il se sentira ainsi en confiance pour parler et vous confier ses émotions.
Visez le ratio 5 pour 1 :
La qualité globale d’une relation peut se mesurer au nombre et à la tonalité des interactions. Le ratio idéal pour des relations de qualité est 5 interactions positives pour une négative. Et ce ratio est valable aussi dans le couple.
dimanche 19 avril 2020
Aldebert - La vie c'est quoi ? (Clip officiel)
Juste pour le plaisir de l'écouter, de l'apprendre, de la chanter...
samedi 18 avril 2020
Les bases de l'empathie et les pièges à éviter
Un webinaire à destination des chefs d'établissement et enseignants, pour les soutenir dans leurs relations avec les familles, dans le cadre de leur mission de continuité pédagogique. 1er épisode : les bases de l'écoute empathique et les pièges à éviter.
Animé par Véronique Gaspard, avec le soutien de Catherine Schmider, formatrices en Communication NonViolente certifiées par le CNVC.
Vous pouvez soutenir les webinaires de Déclic en faisant un don :
https://www.declic-cnveducation.org/agir/les-projets-a-soutenir/detail/les-webinaires-de-declic
Pour voir ou revoir le webinaire sur la chaine Youtube de Déclic, cliquez ici.
Téléchargez ici les documents mentionnés : L'empathie et nos habitudes d'écoute - Le texte de Yvan Amar
Lire les retours suite au wébinaire
https://www.declic-cnveducation.org/agir/les-projets-a-soutenir/detail/les-webinaires-de-declic
Pour voir ou revoir le webinaire sur la chaine Youtube de Déclic, cliquez ici.
Téléchargez ici les documents mentionnés : L'empathie et nos habitudes d'écoute - Le texte de Yvan Amar
Lire les retours suite au wébinaire
vendredi 17 avril 2020
Le burn-out parental en période de confinement
Le burnout parental, c'est quoi ?
Une fatigue, un épuisement, tant physique qu'émotionnel, une charge mentale.... Isabelle Roskam est professeure de psychologie à l’université de Louvain, en Belgique. Elle dirige des études sur le développement de l'enfant et sur la parentalité. Elle nous parle, dans cette vidéo de ce phénomène et de comment traverser sereinement cette période de confinement avec des enfants.
En cette période de confinement, et de distanciation sociale, la situation est inédite pour beaucoup d’entre nous : nous ne sommes plus libres de nous déplacer et de mener les activités qui remplissent habituellement notre quotidien et nous aident à garder un équilibre. Pour vous aider à traverser sereinement et activement cette période de confinement, nous vous proposerons ces prochaines semaines des événements à vivre à la maison !
👇 Envie d'approfondir ? Des infos & des liens de notre experte ici 👉 https://entreprise.maif.fr/alamaison
Une fatigue, un épuisement, tant physique qu'émotionnel, une charge mentale.... Isabelle Roskam est professeure de psychologie à l’université de Louvain, en Belgique. Elle dirige des études sur le développement de l'enfant et sur la parentalité. Elle nous parle, dans cette vidéo de ce phénomène et de comment traverser sereinement cette période de confinement avec des enfants.
En cette période de confinement, et de distanciation sociale, la situation est inédite pour beaucoup d’entre nous : nous ne sommes plus libres de nous déplacer et de mener les activités qui remplissent habituellement notre quotidien et nous aident à garder un équilibre. Pour vous aider à traverser sereinement et activement cette période de confinement, nous vous proposerons ces prochaines semaines des événements à vivre à la maison !
👇 Envie d'approfondir ? Des infos & des liens de notre experte ici 👉 https://entreprise.maif.fr/alamaison
jeudi 16 avril 2020
Mon réservoir est vide !
![]() |
Cécile Veilhan |
Ou comment identifier lorsque mes ressources s’épuisent et trouver des pistes pour remplir mon réservoir et celui de mon enfant.
http://institut-parentalite.fr/mon-reservoir-est-vide/A l’institut de la Parentalité, nous avons l’habitude de parler de réservoir, réservoir d’énergie et aussi réservoir affectif pour illustrer ce que nous percevons tous très bien d’une énergie et disponibilité qui se grignotent au fur et à mesure que la journée ou la semaine avance et peut entraîner un épuisement de nos ressources.
Nous avons tous connu ce moment où après notre journée de travail, nous nous sentons « à plat », « sans jus ». Cela signifie que notre réservoir est vide et que nos ressources s’épuisent.
Pourquoi et comment se vide notre réservoir ? Comment le remplir ? Comment aider notre enfant avec son propre réservoir ?
Ce réservoir nous en possédons tous un. Il nous permet – lorsqu’il est rempli- d’être en forme, disponible, productif et attentif. Il nous permet également de raisonner plus facilement, prendre du recul, analyser les situations sans se sentir débordé. Il augmente notre fenêtre de tolérance, notre capacité à accueillir des situations perturbatrices ou encore les émotions parfois vives de nos enfants. Parce qu’il est rempli, notre réservoir nous permet de voler et faire face en cas de tempête. Nous relativisons toujours plus en revenant de vacances, reposé et en forme, car notre réservoir a pu se remplir. Comme le réservoir d’un avion, notre réservoir se vide au fur et à mesure que nous effectuons nos heures de vols. Il nous faut donc être bien attentif à la jauge du carburant. Lorsque celle-ci nous indique que le carburant est sur la réserve, elle nous indique qu’il nous faut être raisonnable, faire une pause, dire stop aux heures de vol et le re remplir avant que la réserve soit épuisée. Sans cela, voler va s’avérer très compliqué.
Le stress, les préoccupations (économiques, familiales…), les conflits (au travail, dans le couple…), entament notre réservoir. La fatigue agit elle comme une perceuse qui après avoir percé de petits trous dans notre réservoir entraîne des fuites qui le videront plus rapidement.
L’absence de temps pour soi entraîne également le réservoir à se vider plus rapidement car il puise dans ses réserves sans être rempli pour autant.
Tout est plus difficile et plus coûteux, c’est-à-dire que le quotidien nous demande un effort. Notre fenêtre de tolérance se réduit, celle des frustrations s’agrandit et nous éprouvons plus de difficultés à apaiser notre esprit, traverser nos émotions sans nous laisser envahir par elles, nous nous sentons « à bout de nerfs », « prêt à craquer ».
Le réservoir se remplit de tout ce qui nous fait du bien et de repos. La question à se poser est donc : qu’est ce qui me fait du bien ? Respirer, voir des amis, faire une sieste, faire du sport, appeler sa famille, méditer, faire un jeu de société avec les enfants… ? Comment puis-je me reposer ? C’est à nous de dresser la liste des activités qui procurent « ce carburant ». Une fois la liste dressée, il est temps d’aller faire le plein.
Les enfants possèdent eux aussi leur réservoir. A la différence du notre le leur, se vide plus rapidement. Ils sont le pilote d’un plus petit avion avec un réservoir moins conséquent, les heures de vols en « autonomie » sont donc réduites.
Lorsque leur réservoir est vide, ils peuvent être en difficulté pour répondre à nos demandes, rester concentré, être emporté plus rapidement par leurs émotions, se sentir insécurisé ou incapable… Leur réservoir est dépendant comme le nôtre de leur fatigue et est plus sensible à leur environnement du fait de leur dépendance aux adultes.
S’il se vide plus vite il peut se remplir aussi plus vite. L’écoute, la disponibilité des adultes, les contacts physiques, les câlins, les moments de jeux sont de véritables ressources qui remplissent le réservoir de notre enfant. Ralentir le rythme pour les enfants comme pour les adultes permet également de ralentir la fréquence des vols et d’avoir des réservoirs qui se vident moins vite.
Anaïs Thétiot, psychologue clinicienne et Formatrice, à l’Institut de la Parentalité
Ce réservoir nous en possédons tous un. Il nous permet – lorsqu’il est rempli- d’être en forme, disponible, productif et attentif. Il nous permet également de raisonner plus facilement, prendre du recul, analyser les situations sans se sentir débordé. Il augmente notre fenêtre de tolérance, notre capacité à accueillir des situations perturbatrices ou encore les émotions parfois vives de nos enfants. Parce qu’il est rempli, notre réservoir nous permet de voler et faire face en cas de tempête. Nous relativisons toujours plus en revenant de vacances, reposé et en forme, car notre réservoir a pu se remplir. Comme le réservoir d’un avion, notre réservoir se vide au fur et à mesure que nous effectuons nos heures de vols. Il nous faut donc être bien attentif à la jauge du carburant. Lorsque celle-ci nous indique que le carburant est sur la réserve, elle nous indique qu’il nous faut être raisonnable, faire une pause, dire stop aux heures de vol et le re remplir avant que la réserve soit épuisée. Sans cela, voler va s’avérer très compliqué.
Pourquoi et comment se vide mon réservoir ?
Le stress, les préoccupations (économiques, familiales…), les conflits (au travail, dans le couple…), entament notre réservoir. La fatigue agit elle comme une perceuse qui après avoir percé de petits trous dans notre réservoir entraîne des fuites qui le videront plus rapidement.
L’absence de temps pour soi entraîne également le réservoir à se vider plus rapidement car il puise dans ses réserves sans être rempli pour autant.
Conséquence ?
Tout est plus difficile et plus coûteux, c’est-à-dire que le quotidien nous demande un effort. Notre fenêtre de tolérance se réduit, celle des frustrations s’agrandit et nous éprouvons plus de difficultés à apaiser notre esprit, traverser nos émotions sans nous laisser envahir par elles, nous nous sentons « à bout de nerfs », « prêt à craquer ».
Comment remplir mon réservoir ?
Le réservoir se remplit de tout ce qui nous fait du bien et de repos. La question à se poser est donc : qu’est ce qui me fait du bien ? Respirer, voir des amis, faire une sieste, faire du sport, appeler sa famille, méditer, faire un jeu de société avec les enfants… ? Comment puis-je me reposer ? C’est à nous de dresser la liste des activités qui procurent « ce carburant ». Une fois la liste dressée, il est temps d’aller faire le plein.
Et du côté des enfants ?
Les enfants possèdent eux aussi leur réservoir. A la différence du notre le leur, se vide plus rapidement. Ils sont le pilote d’un plus petit avion avec un réservoir moins conséquent, les heures de vols en « autonomie » sont donc réduites.
Lorsque leur réservoir est vide, ils peuvent être en difficulté pour répondre à nos demandes, rester concentré, être emporté plus rapidement par leurs émotions, se sentir insécurisé ou incapable… Leur réservoir est dépendant comme le nôtre de leur fatigue et est plus sensible à leur environnement du fait de leur dépendance aux adultes.
S’il se vide plus vite il peut se remplir aussi plus vite. L’écoute, la disponibilité des adultes, les contacts physiques, les câlins, les moments de jeux sont de véritables ressources qui remplissent le réservoir de notre enfant. Ralentir le rythme pour les enfants comme pour les adultes permet également de ralentir la fréquence des vols et d’avoir des réservoirs qui se vident moins vite.
Anaïs Thétiot, psychologue clinicienne et Formatrice, à l’Institut de la Parentalité
Pour aller plus loin : Consulter cet article du 26 janvier 2020 de Catherine Dumonteil Kremer
RECETTE POUR REMPLIR UN RÉSERVOIR AFFECTIF :-)
RECETTE POUR REMPLIR UN RÉSERVOIR AFFECTIF :-)
mercredi 15 avril 2020
Comment aider les enfants lors du décès d'un proche
Auteurs : Pr Richard Delorme, Dr Alexandre Hubert, Dr Emma Barron, Dr Eva Stantiford
Souvent, la mort d'un proche est la première véritable expérience de la mort pour un enfant. Il s’agit d’une épreuve difficile pour une personne de tout âge, mais elle est particulièrement dure pour les jeunes. Les adultes pourraient douter de la manière de répondre aux besoins des enfants durant cette période. Ils pourraient se sentir bouleversés par leur propre chagrin et avoir des questions sur la manière d’expliquer un concept si difficile dans un langage que les enfants peuvent comprendre.
Cette épreuve est d’autant plus difficile qu’elle survient dans une période de stress familiale intense liée au confinement Covid-19, où rien ne laissait à penser que cela pouvait arriver si rapidement et brutalement, et où les souffrances familiales sont elles aussi confinées.
· La tristesse : l’enfant exprime sa tristesse quant à la perte de l’être cher, ce qui constitue la réaction la plus typique face au deuil.
· La colère : perdre un être cher n’est pas juste. Cela peut engendrer de la colère et de l’irritabilité dirigées envers eux-mêmes ou les autres.
· Majoration de l’anxiété : perdre un être cher envoie le message que le monde est un endroit dangereux et insécure. Par conséquent, l’enfant peut ressentir de l’anxiété et avoir peur de mourir ou de perdre d’autres êtres chers, il peut devenir « collant » vis à vis des personnes qui s’occupent de lui.
· Choc/déni : l’enfant est si bouleversé du décès et il tente d’éviter d’y faire face. Cela peut inclure d’éviter de parler de la perte du proche.
· Culpabilité : dans certains cas, l’enfant peut s’en vouloir pour la perte de l’être cher. « Peut-être, si je m’étais mieux comporté… » « Peut-être si je n’avais pas dit à grand-mère que je la détestais cette fois-ci… »
· Difficultés de comportement : l’enfant peut se replier sur lui-même et ne plus participer aux activités familiales, ne plus suivre les instructions des adultes. Il peut également devenir agressif pour exprimer sa colère et sa tristesse en s’opposant et en adoptant une attitude provocatrice et agressive.
· Acceptation : l’enfant accepte la perte de l’être cher, il apprend à vivre avec, il est en mesure d’aller de l’avant avec sa vie et de parler du décès.
· Adapter votre langage au niveau de compréhension de l’enfant :
o « Grand-mère est tombée malade et elle est morte » peut s’avérer problématique, car ensuite l’enfant sera préoccupé par le fait de tomber malade. Poursuivez votre explication plutôt en disant « Grand-mère était si malade que rien ne pouvait l’aider, pas même les médicaments habituels ».
o « Grand-mère est allée à l’hôpital, puis elle est morte » peut s’avérer problématique car votre enfant peut avoir peur que les personnes qui se rendent à l’hôpital ne meurent. Expliquez plutôt que « Normalement, les personnes guérissent à l’hôpital, mais grand-mère était tellement malade qu’elle est morte ».
· Reconnaissez et acceptez les sentiments de l’enfant :
o Rassurez l’enfant dites lui que le choc, l’incrédulité, la culpabilité, la tristesse et la colère sont des sentiments normaux.
o Ne niez pas les sentiments, ne lui dites pas « Ne sois pas triste », mais plutôt, reconnaissez simplement leur douleur et offrez-lui votre soutien, « oui, c’est triste. C’est difficile. Je t’aime. Viens dans mes bras… »
o Réassurez l’enfant en lui disant :
o Rassurez l’enfant quant à sa propre situation vis à vis de la maladie. Faites attention à ce que l'enfant ne devienne très inquiet face à un risque de contamination pour lui ou pour sa famille.
· Tentez de poursuivre les activités habituelles dans la mesure du possible, au vu du confinement, de manière à ce que les enfants sentent que la situation est sous contrôle. N’interrompez pas les activités familiales et conservez le rythme du quotidien.
· Compte tenu du confinement, les funérailles seront à priori réalisées dans des conditions de sécurités sanitaires très inhabituelles, ne permettant pas à tous les proches d’y assister.
· Les avis sont partagés sur la question de savoir si les jeunes enfants doivent assister aux funérailles. Les enfants doivent être avec leur famille pendant le processus de deuil, mais les funérailles peuvent être accablantes pour les jeunes enfants.
· Favoriser un temps de recueil en famille, même si cela se fait sous la forme de visio-conférence. Cela peut être un substitut acceptable à la participation aux funérailles proprement dites.
· Si vous désirez que votre enfant assiste aux funérailles, alors passez en revue ce qui se passera afin qu'il soit préparé. Faites-en sorte que l’enfant soit en compagnie d'un adulte calme tout au long des funérailles.
· Préparez l'enfant aux faits que les larmes ou la tristesse des parents sont fréquentes dans ces situations et que c’est une manière d’exprimer sa tristesse et de rendre hommage au grand - parent décédé. Certaines personnes vont pleurer, quand d'autres peuvent rire et parler, c'est leur façon de se souvenir du défunt.
· Permettre à l'enfant de placer une photo ou une lettre à proximité du cercueil peut parfois être réconfortant.
· Certains enfants trouvent du réconfort dans les jours qui suivent un décès en regardant ou même en portant des photos du proche. Un jouet spécial ou un souvenir associé au défunt peut également être réconfortant.
· Un enfant qui traverse le processus de deuil peut devenir anxieux et collant ou en colère et rebelle. Il peut se plaindre de symptômes physiques tels qu'un mal de tête ou d'estomac ou avoir des difficultés à se concentrer durant les activités que vous lui proposez à la maison.
· Parfois les nuits sont plus difficiles avec des cauchemars et des difficultés pour s’endormir. Soyez tolérants au tout début, en exprimant d’emblée que c’est une tolérance mais que cela ne va pas durer. Au bout de 2 ou 3 jours, il faut que les habitudes d’endormissement reprennent leurs rythmes habituels. N’hésitez pas à lui donner des petits cartes chances ; Par exemple, il aura une carte chaque soir avec lequel il pourra se lever et demander un bisou ou un verre d’eau. S’il arrive à ne pas les utiliser, alors il sera récompensé le lendemain matin.
· Levez le pied sur les activités trop contraignantes, mais garder un rythme qui sera rassurant. Ne pas interrompre totalement les devoirs par exemple, mais introduisez plus de pauses agréables.
· Évitez que votre enfant se réfugient dans des activités trop solitaires (jeux vidéo en particulier, sauf si c’est pour jouer en famille ; ou encore des temps de lecture trop long). Favoriser une alternance de moments ensemble en famille (si vous en avez la force) et des moments « calmes » où la solitude peut être acceptable.
· Il est normal pour un enfant d’être triste, de ressentir de la colère, de l’anxiété ou de la culpabilité ou même de montrer des problèmes liés au comportement lorsqu’il fait son deuil.
· Ces changements de comportement disparaîtront probablement en quelques semaines. Si ce n'est pas le cas, l'enfant peut avoir besoin de parler à une psychologue. Vous pouvez prendre contact avec des psychologues durant la phase de confinement. Les psychologues peuvent faire des consultations en visio-conférences. Ces consultations en visio-conférences sont efficaces et favorisent une certaine spontanéité, ce qui n’est pas toujours le cas dans un consultation dans un bureau qui effraie plus.
· Parents vous n’êtes pas seuls à devoir gérer la tristesse de votre enfant. N’hésitez pas à demander de l’aide à vos proches ou à des professionnels. Même pendant le confinement, il est possible de prendre contact avec un psychologue pour votre enfant.
· Il est important de ne pas laisser un tabou s'installer autour du sujet de la personne décédée. N'ayez pas peur de mentionner le nom de la personne et de partager un souvenir occasionnel de celle-ci. Cette pratique renforce l'idée que la mort est un élément naturel de la vie plutôt que quelque chose de surnaturel et d'effrayant.
· Au fil du temps, concentrez-vous sur le fait d'offrir à votre enfant un environnement rassurant, au mieux que la situation de confinement vous le permet. Des jeux actifs, des jeux humoristiques et organiser des rendez-vous téléphoniques ou en visio-conférences peuvent vraiment l'aider.
· Durant cette période de deuil, n’hésitez pas à diminuer l’accès aux médias qui diffusent de l’information en continue, ce qui peut être particulièrement angoissant pour les enfants. Cette impression de continuité dans la crise majore considérable le stress des enfants. L’enfant se demande si après un proche, cela sera les parents et même lui. Il faut la rassurer et éviter de le confronter à ces informations ou aux discussions que vous pourriez avoir sur la crise sanitaire en cours.
· Si votre enfant a été élevé dans un foyer religieux, vous placerez probablement le décès dans un contexte religieux. Il est important que le message transmis à l’enfant soit le plus cohérent possible, en accord avec vos croyances et celle votre entourage.
· A l’opposé si vous n’avez pas élevé votre enfant dans un contexte religieux, il n’est pas nécessaire introduire de nouvelles idées sur Dieu et l'au-delà à un moment aussi traumatisant. Cela peut être plus déroutant que consolant.
· Dans les deux cas, si un enfant pose des questions difficiles, il est normal de dire simplement que vous n'avez pas toutes les réponses.
Souvent, la mort d'un proche est la première véritable expérience de la mort pour un enfant. Il s’agit d’une épreuve difficile pour une personne de tout âge, mais elle est particulièrement dure pour les jeunes. Les adultes pourraient douter de la manière de répondre aux besoins des enfants durant cette période. Ils pourraient se sentir bouleversés par leur propre chagrin et avoir des questions sur la manière d’expliquer un concept si difficile dans un langage que les enfants peuvent comprendre.
Cette épreuve est d’autant plus difficile qu’elle survient dans une période de stress familiale intense liée au confinement Covid-19, où rien ne laissait à penser que cela pouvait arriver si rapidement et brutalement, et où les souffrances familiales sont elles aussi confinées.
Les enfants réagissent différemment au décès d’un proche en fonction de leur âge ou de leur stade de développement :
- De 0 à 2 ans : le tout-petit ne peut pas comprendre le concept de la mort. L’être cher n’est simplement plus là, comme s’il s’agissait d’un abandon ou d’une séparation avec la personne qui s’occupe d’eux. En conséquence, un enfant pourra réagir de diverses manières : être plus collant avec un parent ou feindre l’indifférence.
- De 2 à 6 ans : les enfants d’âge préscolaire commencent à comprendre le concept de mort, ils peuvent percevoir le décès comme quelque chose de réversible où les personnes décédées peuvent revenir à la vie (comme aller dormir puis se réveiller). Ils peuvent imaginer que le décès à avoir avec eux et penser que c’est leur faute et qu’ils sont punis pour s’être en quelque sorte mal comportés.
- De 6 à 11 ans : les enfants d’âge scolaire sont en mesure de comprendre que le décès est permanent, mais ils peuvent avoir des difficultés à comprendre pourquoi leur proche devrait mourir.
- 12 ans et plus : les adolescents sont pleinement en mesure de comprendre que la mort est irréversible et que tous les êtres qui leurs sont proches, peuvent mourir. Toutefois, les adolescents ont malgré tout tendance à croire que la mort ne touche que les autres.
Les réactions éventuelles d’un enfant face au deuil :
· La tristesse : l’enfant exprime sa tristesse quant à la perte de l’être cher, ce qui constitue la réaction la plus typique face au deuil.
· La colère : perdre un être cher n’est pas juste. Cela peut engendrer de la colère et de l’irritabilité dirigées envers eux-mêmes ou les autres.
· Majoration de l’anxiété : perdre un être cher envoie le message que le monde est un endroit dangereux et insécure. Par conséquent, l’enfant peut ressentir de l’anxiété et avoir peur de mourir ou de perdre d’autres êtres chers, il peut devenir « collant » vis à vis des personnes qui s’occupent de lui.
· Choc/déni : l’enfant est si bouleversé du décès et il tente d’éviter d’y faire face. Cela peut inclure d’éviter de parler de la perte du proche.
· Culpabilité : dans certains cas, l’enfant peut s’en vouloir pour la perte de l’être cher. « Peut-être, si je m’étais mieux comporté… » « Peut-être si je n’avais pas dit à grand-mère que je la détestais cette fois-ci… »
· Difficultés de comportement : l’enfant peut se replier sur lui-même et ne plus participer aux activités familiales, ne plus suivre les instructions des adultes. Il peut également devenir agressif pour exprimer sa colère et sa tristesse en s’opposant et en adoptant une attitude provocatrice et agressive.
· Acceptation : l’enfant accepte la perte de l’être cher, il apprend à vivre avec, il est en mesure d’aller de l’avant avec sa vie et de parler du décès.
Comment aider les enfants lors du décès d'un proche en période de confinement ?
La survenue du décès d’un proche est une épreuve importante pour les enfants. Les parents et toute la famille, ont un rôle majeur dans la stabilité affective des enfants. Face à la perte d’un être cher, il est tout à fait naturel qu’un enfant ait davantage besoin de la personne ou des personnes qui s’en occupent, et en conséquence, votre enfant peut se montrer plus « collant » qu'à l’habitude- Répondez aux questions d'un enfant, faites-en sorte que vos réponses soient brèves et simples.
- Ne vous sentez pas obligé de fournir toutes les réponses.
- Permettez à l'enfant de faire son deuil. Notez que pour certains enfants, le véritable deuil sera retardé.
- Écoutez ce que l'enfant a à dire et comment il le dit. On peut si on le souhaite parler du proche décédé, d'histoires le concernant, de sentiments positifs ou négatifs concernant la personne (l'enfant peut être bloqué dans le processus de deuil et avoir de la colère ou de la culpabilité vis à vis de la personne décédée). Par exemple « Parfois nous sommes fâchés avec les gens qu'on aime. Serais-tu fâché contre (personne décédée) ? »
- Parlez de manière honnête de la mort avec votre enfant afin qu’il puisse commencer à comprendre que la mort est définitive. Évitez les euphémismes, car les jeunes enfants ont tendance à comprendre les choses de manière littérale (éviter les images de repos ou sommeil le défunt ne va pas "revenir").
· Adapter votre langage au niveau de compréhension de l’enfant :
o « Grand-mère est tombée malade et elle est morte » peut s’avérer problématique, car ensuite l’enfant sera préoccupé par le fait de tomber malade. Poursuivez votre explication plutôt en disant « Grand-mère était si malade que rien ne pouvait l’aider, pas même les médicaments habituels ».
o « Grand-mère est allée à l’hôpital, puis elle est morte » peut s’avérer problématique car votre enfant peut avoir peur que les personnes qui se rendent à l’hôpital ne meurent. Expliquez plutôt que « Normalement, les personnes guérissent à l’hôpital, mais grand-mère était tellement malade qu’elle est morte ».
· Reconnaissez et acceptez les sentiments de l’enfant :
o Rassurez l’enfant dites lui que le choc, l’incrédulité, la culpabilité, la tristesse et la colère sont des sentiments normaux.
o Ne niez pas les sentiments, ne lui dites pas « Ne sois pas triste », mais plutôt, reconnaissez simplement leur douleur et offrez-lui votre soutien, « oui, c’est triste. C’est difficile. Je t’aime. Viens dans mes bras… »
o Réassurez l’enfant en lui disant :
- Qu’il sera toujours pris en charge et aimé par un adulte,
- Qu’il ne doit pas s’en vouloir pour le décès,
- Qu’il n’aura pas pu empêcher le décès,
- Qu’il ne peut pas faire revenir la personne qui est décédée.
o Rassurez l’enfant quant à sa propre situation vis à vis de la maladie. Faites attention à ce que l'enfant ne devienne très inquiet face à un risque de contamination pour lui ou pour sa famille.
· Soyez patient et cohérent avec les réponses si l'enfant pose sans cesse les mêmes questions.
· Rassurez l’enfant sur la situation des autres personnes de son entourage. L'enfant peut craindre de perdre d'autres personnes "âgées". Les enfants se demandent souvent, en toute logique, s'ils vont perdre d'autres personnes qu'ils aiment. La meilleure solution consiste à dire quelque chose de simple, comme "je m'attends à rester ici pendant longtemps".· Tentez de poursuivre les activités habituelles dans la mesure du possible, au vu du confinement, de manière à ce que les enfants sentent que la situation est sous contrôle. N’interrompez pas les activités familiales et conservez le rythme du quotidien.
Funérailles
· Compte tenu du confinement, les funérailles seront à priori réalisées dans des conditions de sécurités sanitaires très inhabituelles, ne permettant pas à tous les proches d’y assister.
· Les avis sont partagés sur la question de savoir si les jeunes enfants doivent assister aux funérailles. Les enfants doivent être avec leur famille pendant le processus de deuil, mais les funérailles peuvent être accablantes pour les jeunes enfants.
· Favoriser un temps de recueil en famille, même si cela se fait sous la forme de visio-conférence. Cela peut être un substitut acceptable à la participation aux funérailles proprement dites.
· Si vous désirez que votre enfant assiste aux funérailles, alors passez en revue ce qui se passera afin qu'il soit préparé. Faites-en sorte que l’enfant soit en compagnie d'un adulte calme tout au long des funérailles.
· Préparez l'enfant aux faits que les larmes ou la tristesse des parents sont fréquentes dans ces situations et que c’est une manière d’exprimer sa tristesse et de rendre hommage au grand - parent décédé. Certaines personnes vont pleurer, quand d'autres peuvent rire et parler, c'est leur façon de se souvenir du défunt.
· Permettre à l'enfant de placer une photo ou une lettre à proximité du cercueil peut parfois être réconfortant.
Poursuivre le processus de deuil
· Certains enfants trouvent du réconfort dans les jours qui suivent un décès en regardant ou même en portant des photos du proche. Un jouet spécial ou un souvenir associé au défunt peut également être réconfortant.
· Un enfant qui traverse le processus de deuil peut devenir anxieux et collant ou en colère et rebelle. Il peut se plaindre de symptômes physiques tels qu'un mal de tête ou d'estomac ou avoir des difficultés à se concentrer durant les activités que vous lui proposez à la maison.
· Parfois les nuits sont plus difficiles avec des cauchemars et des difficultés pour s’endormir. Soyez tolérants au tout début, en exprimant d’emblée que c’est une tolérance mais que cela ne va pas durer. Au bout de 2 ou 3 jours, il faut que les habitudes d’endormissement reprennent leurs rythmes habituels. N’hésitez pas à lui donner des petits cartes chances ; Par exemple, il aura une carte chaque soir avec lequel il pourra se lever et demander un bisou ou un verre d’eau. S’il arrive à ne pas les utiliser, alors il sera récompensé le lendemain matin.
· Levez le pied sur les activités trop contraignantes, mais garder un rythme qui sera rassurant. Ne pas interrompre totalement les devoirs par exemple, mais introduisez plus de pauses agréables.
· Évitez que votre enfant se réfugient dans des activités trop solitaires (jeux vidéo en particulier, sauf si c’est pour jouer en famille ; ou encore des temps de lecture trop long). Favoriser une alternance de moments ensemble en famille (si vous en avez la force) et des moments « calmes » où la solitude peut être acceptable.
· Il est normal pour un enfant d’être triste, de ressentir de la colère, de l’anxiété ou de la culpabilité ou même de montrer des problèmes liés au comportement lorsqu’il fait son deuil.
· Ces changements de comportement disparaîtront probablement en quelques semaines. Si ce n'est pas le cas, l'enfant peut avoir besoin de parler à une psychologue. Vous pouvez prendre contact avec des psychologues durant la phase de confinement. Les psychologues peuvent faire des consultations en visio-conférences. Ces consultations en visio-conférences sont efficaces et favorisent une certaine spontanéité, ce qui n’est pas toujours le cas dans un consultation dans un bureau qui effraie plus.
· Parents vous n’êtes pas seuls à devoir gérer la tristesse de votre enfant. N’hésitez pas à demander de l’aide à vos proches ou à des professionnels. Même pendant le confinement, il est possible de prendre contact avec un psychologue pour votre enfant.
· Il est important de ne pas laisser un tabou s'installer autour du sujet de la personne décédée. N'ayez pas peur de mentionner le nom de la personne et de partager un souvenir occasionnel de celle-ci. Cette pratique renforce l'idée que la mort est un élément naturel de la vie plutôt que quelque chose de surnaturel et d'effrayant.
· Au fil du temps, concentrez-vous sur le fait d'offrir à votre enfant un environnement rassurant, au mieux que la situation de confinement vous le permet. Des jeux actifs, des jeux humoristiques et organiser des rendez-vous téléphoniques ou en visio-conférences peuvent vraiment l'aider.
· Durant cette période de deuil, n’hésitez pas à diminuer l’accès aux médias qui diffusent de l’information en continue, ce qui peut être particulièrement angoissant pour les enfants. Cette impression de continuité dans la crise majore considérable le stress des enfants. L’enfant se demande si après un proche, cela sera les parents et même lui. Il faut la rassurer et éviter de le confronter à ces informations ou aux discussions que vous pourriez avoir sur la crise sanitaire en cours.
La mort et la religion
· Une question qui peut être délicate après un décès est celle de la religion, en particulier pour les familles interconfessionnelles ou les familles composées d'un mélange de croyants et de non-croyants.· Si votre enfant a été élevé dans un foyer religieux, vous placerez probablement le décès dans un contexte religieux. Il est important que le message transmis à l’enfant soit le plus cohérent possible, en accord avec vos croyances et celle votre entourage.
· A l’opposé si vous n’avez pas élevé votre enfant dans un contexte religieux, il n’est pas nécessaire introduire de nouvelles idées sur Dieu et l'au-delà à un moment aussi traumatisant. Cela peut être plus déroutant que consolant.
· Dans les deux cas, si un enfant pose des questions difficiles, il est normal de dire simplement que vous n'avez pas toutes les réponses.
mardi 14 avril 2020
Les Webinaires de Déclic : La relation au coeur de l'éducation, on en parle ! #1 L'école élémentaire
Des acteurs éducatifs témoignent de leur expérience avec la Communication NonViolente : comment elle les soutient au quotidien pour vivre leurs intentions éducatives et ce qu'elle permet dans les relations avec les enfants et les jeunes, entre eux et au sein des équipes.
Animé par Véronique Pardonnet, formatrice en Communication NonViolente certifiée par le CNVC. Avec Céline Bianco, directrice d'école élémentaire, Karine Cever, enseignante et conseillère pédagogique et Mylène de Sainte Marie, enseignante.
Vous pouvez soutenir les webinaires de Déclic en faisant un don ICI
Visionner le Webinaire #1 - L'école élémentaire
lundi 13 avril 2020
Quelques petits jeux sportifs :
![]() |
Un petit jeu ludique pour faire bouger son corps en fonction de la première lettre du prénom ! |
Les enfants ont aussi besoin de bouger …. Le fait de bouger régulièrement diminue l’anxiété et favorise la relaxation. Les enfants, en particulier les plus jeunes se concentrent et apprennent mieux après une pause où ils ont pu bouger et jouer. Si vous voulez qu’un enfant soit attentif et reste concentré sur une tâche, si vous voulez qu’il retienne une information, vous devez leur fournir des pauses régulières. – Bob Murray (pédiatre américain).
Sur le site MC en Maternelle, des défis sportifs et des propositions pour la maternelle.
http://www.enmaternelle.fr/wp-content/uploads/2020/03/MCEM-PS-MS-GS-un-peu-de-sport.pdf
En cette période, le stress peut vite devenir un encombrant invité. Je vous propose des exercices afin de le garder à distance.
Le deuxième est un peu plus long…à réserver peut être aux plus grands….
https://www.youtube.com/watch?time_continue=15&v=GlCu6LZPx4A&feature=emb_logov
https://www.youtube.com/watch?time_continue=5&v=6usntrkYD70&feature=emb_logo
dimanche 12 avril 2020
Pour finir la semaine en chanson
samedi 11 avril 2020
Et si les devoirs ne sont pas faits ?
Ce n’est pas si grave si tous les devoirs ne sont pas faits. Beatrice Mabilon-Bonfils nous explique comment profiter de ce temps de confinement pour vivre des relations de qualité en famille
Le laboratoire B.O.N.H.E.U.R.S (Bien-être - Organisation - Numérique - Habitabilité - Education - Universalité - Relations - Savoirs) EA 7517 de Cy Paris Université est le premier laboratoire de recherche européen à travailler sur le bonheur en éducation.
Son objectif est de penser, avec les professionnels, les parents, les élèves, le bonheur d’apprendre et le bonheur d’enseigner.
Sa démarche : concevoir et évaluer avec les acteurs des ingénieries du bonheur qui améliorent le bien-être des élèves des professionnels de l’éducation et des parents d’élèves.
Sa démarche : concevoir et évaluer avec les acteurs des ingénieries du bonheur qui améliorent le bien-être des élèves des professionnels de l’éducation et des parents d’élèves.
vendredi 10 avril 2020
Visite Musée et petits jeux autour des œuvres d’art
Nous ne pouvons pas sortir mais profitons de ce temps et des possibilités que nous offrent internet pour découvrir les trésors de nos musées…
Musée du Louvre
Musée d'Orsay
Et un petit quizz pour tester nos connaissances ...
Quizz sur l'impressionnisme
jeudi 9 avril 2020
Une cabane dans mon salon ou pourquoi les enfants confinés construisent-ils des cachettes ?
Un virus qui rôde, plus d’école, plus de copains avec qui jouer, des parents omniprésents… pour faire face à ce nouvel environnement, certains enfants se construisent des refuges intérieurs. Autant de miniconfinements apaisants.
Par Yoanna Sultan-R'bibo (article paru dans le Monde le 26 mars)
Robijn Page/Westend61 / Photononstop
Une heure que Lou, 8 ans, s’affaire dans l’appartement. Elle a tiré son matelas jusque dans le couloir, calé un toit avec une couverture coincée entre les portes et avec des pinces à linge, installé un coin bibliothèque, un garde-manger et une guirlande lumineuse pour « voir dans le noir ». Le même soir, le premier du confinement, Gaspard, 10 ans, a piqué discrètement les chaises du bar, tiré des plaids du haut de son armoire jusqu’aux sièges, et calé les bouts avec des livres. C’est là qu’il a décidé de dormir depuis, entre les coussins et les paquets de gâteaux.
Les enfants sont nombreux à avoir eu le réflexe « cabane », dès le lundi 16 mars. Pour y passer la nuit ou simplement du temps pendant la journée. Pour Perrine Saada, psychologue clinicienne et psychothérapeute, « l’enfant crée ainsi une sorte de miniconfinement dans le confinement. Mais celui-ci est choisi, et c’est lui qui en définit les modalités : qui rentre dans la cabane, quand, à quoi on joue, de quoi on parle ».
Plus d’école, plus de cantoche, plus de copains avec qui jouer, plus de fêtes d’anniversaire le week-end… et des parents angoissés qui au mieux télé-travaillent dans le salon, et au pire partent bosser à l’extérieur, là où le danger coronavirus guette. Face à cette perte de repères, de rythme, de cadre, les enfants ont besoin de combler le vide. « Et la construction d’une cabane y répond, car elle leur permet de se réapproprier le réel. » Tout en laissant la place à des jeux imaginaires.
Un imaginaire féerique, qui les entraîne loin du réel. « Ma cabane est une source de vie, raconte Juliette, 8 ans et déjà poétesse ; il peut y avoir un repas somptueux, des animaux qui attendent d’être emportés dans les bras des enfants, comme une licorne blessée, ou une sorcière qui attend d’être aimée. » Ou qui exprime différemment l’angoisse générée par l’épidémie et le confinement. Paul, 7 ans et demi, a ainsi transformé le canapé du salon en bunker antiatomique… ambiance guerre des étoiles. « C’est pour se protéger de l’attaque des clones… Et le petit trou que j’ai laissé, là, c’est pour qu’on puisse leur tirer dessus », explique-t-il en redisposant méticuleusement les coussins rigides pour créer des murs et un toit.
« C’est une démarche très saine, la construction d’une cabane ! Car l’enfant est pleinement actif, contrairement aux écrans qui le rendent passif », remarque Perrine Saada. Alors que tout le reste de la situation lui échappe, qu’il se sent impuissant, il reprend le pouvoir en construisant. « La cabane répond alors à ce besoin de liberté, de sentir, d’imaginer, d’être et d’avoir. » Il gagne en autonomie, puisque souvent, il veut la faire « seul », sa cabane. « Et le processus de construction est aussi important que le sentiment de satisfaction ressenti quand la cabane est finie », poursuit la psychologue clinicienne. Lou a tenu à ce que la photo de sa cabane soit postée « tout de suite » sur le Whatsapp familial. Puis en a fait un dessin afin de « garder un souvenir pour après ».
Dans la cabane façon « tente bédouine » de Sarah, 5 ans et demi, il y a des livres, des poupées, des bijoux, façon butin, en vrac, comme dans la grotte d’Ali Baba. Et elle exige une porte, en l’occurrence un rideau. Depuis le 16 mars, finalement, elle y joue peu, mais refuse absolument qu’on la détruise. Elias, 4 ans, dort depuis trois jours dans « une cabane cachette », sous son petit bureau.
Car évidemment, la cabane est aussi un refuge, un abri, qui devient « un espace sécurisant, intime, qui va apaiser psychologiquement l’enfant », poursuit Perrine Saada. Car même si on les protège autant qu’on peut, les enfants sont des éponges émotionnelles. Qui sentent l’inquiétude des parents, l’angoisse de l’incertitude, ne serait-ce que par une expression sur le visage, une attitude différente, des tensions dans la voix. « La cabane représente la sécurité affective qui lui manque alors qu’il ne sent pas son parent stable émotionnellement – et qui le serait face à cette situation ? », souligne la psychologue clinicienne.
Tous les soirs, dans son lit devenu cabane, Chloé, 6 ans, s’entoure plus que jamais de coussins, de doudous, de grosses couettes, pour recréer un cocon. « D’un point de vue symbolique et psychanalytique, la cabane représente l’enveloppe originelle, maternelle, rassurante, contenante », analyse Perrine Saada. Comme si les cloisons de la cabane, aussi fragiles soient-elles, pouvaient protéger contre le virus et la maladie.
Faudra-t-il les laisser retourner les coussins du canapé, squatter les couloirs, vivre ou dormir sur des plaids poussiéreux à même le sol pendant plusieurs semaines ? « Si la cabane leur fait du bien, dans cette situation exceptionnelle, alors il faut les laisser se l’approprier… » Comme l’écrit le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, « un enfant heureux, c’est un enfant qui est à la fois sécurisé et dynamisé ». Doit-on, par conséquent, pousser les enfants qui n’en ont pas l’idée à se construire ce petit refuge ? « On peut leur proposer, si c’est un jeu qu’ils n’ont pas l’habitude de mettre en œuvre. Mais il faut être attentif à leur réponse », conseille Perrine Saada. Et surtout veiller à ce que les angoisses de confinement ne les poussent pas à un repli sur soi absolu.
« En construisant des cabanes, l’enfant devient son propre prescripteur de bonheur », conclut la psychologue. Là où l’adulte lutte avec ses angoisses et essaye par tous les moyens, du jogging à la méditation, d’atteindre la fameuse pleine conscience, l’enfant y arrive souvent spontanément. D’ailleurs, Juliette, 8 ans, ne s’y est pas trompée : « La cabane, ce n’est pas pour les parents. Ils gâcheraient l’ambiance, ils sont trop sérieux. » Alors, à vous de jouer ?
Par Yoanna Sultan-R'bibo (article paru dans le Monde le 26 mars)

Une heure que Lou, 8 ans, s’affaire dans l’appartement. Elle a tiré son matelas jusque dans le couloir, calé un toit avec une couverture coincée entre les portes et avec des pinces à linge, installé un coin bibliothèque, un garde-manger et une guirlande lumineuse pour « voir dans le noir ». Le même soir, le premier du confinement, Gaspard, 10 ans, a piqué discrètement les chaises du bar, tiré des plaids du haut de son armoire jusqu’aux sièges, et calé les bouts avec des livres. C’est là qu’il a décidé de dormir depuis, entre les coussins et les paquets de gâteaux.
« Ma cabane est une source de vie, il peut y avoir des animaux qui attendent d’être emportés dans les bras des enfants, comme une licorne blessée, ou une sorcière qui attend d’être aimée. » Juliette, 8 ans
Les enfants sont nombreux à avoir eu le réflexe « cabane », dès le lundi 16 mars. Pour y passer la nuit ou simplement du temps pendant la journée. Pour Perrine Saada, psychologue clinicienne et psychothérapeute, « l’enfant crée ainsi une sorte de miniconfinement dans le confinement. Mais celui-ci est choisi, et c’est lui qui en définit les modalités : qui rentre dans la cabane, quand, à quoi on joue, de quoi on parle ».
Plus d’école, plus de cantoche, plus de copains avec qui jouer, plus de fêtes d’anniversaire le week-end… et des parents angoissés qui au mieux télé-travaillent dans le salon, et au pire partent bosser à l’extérieur, là où le danger coronavirus guette. Face à cette perte de repères, de rythme, de cadre, les enfants ont besoin de combler le vide. « Et la construction d’une cabane y répond, car elle leur permet de se réapproprier le réel. » Tout en laissant la place à des jeux imaginaires.
Un imaginaire féerique, qui les entraîne loin du réel. « Ma cabane est une source de vie, raconte Juliette, 8 ans et déjà poétesse ; il peut y avoir un repas somptueux, des animaux qui attendent d’être emportés dans les bras des enfants, comme une licorne blessée, ou une sorcière qui attend d’être aimée. » Ou qui exprime différemment l’angoisse générée par l’épidémie et le confinement. Paul, 7 ans et demi, a ainsi transformé le canapé du salon en bunker antiatomique… ambiance guerre des étoiles. « C’est pour se protéger de l’attaque des clones… Et le petit trou que j’ai laissé, là, c’est pour qu’on puisse leur tirer dessus », explique-t-il en redisposant méticuleusement les coussins rigides pour créer des murs et un toit.
« C’est une démarche très saine, la construction d’une cabane ! Car l’enfant est pleinement actif, contrairement aux écrans qui le rendent passif », remarque Perrine Saada. Alors que tout le reste de la situation lui échappe, qu’il se sent impuissant, il reprend le pouvoir en construisant. « La cabane répond alors à ce besoin de liberté, de sentir, d’imaginer, d’être et d’avoir. » Il gagne en autonomie, puisque souvent, il veut la faire « seul », sa cabane. « Et le processus de construction est aussi important que le sentiment de satisfaction ressenti quand la cabane est finie », poursuit la psychologue clinicienne. Lou a tenu à ce que la photo de sa cabane soit postée « tout de suite » sur le Whatsapp familial. Puis en a fait un dessin afin de « garder un souvenir pour après ».
Des éponges émotionnelles
Dans la cabane façon « tente bédouine » de Sarah, 5 ans et demi, il y a des livres, des poupées, des bijoux, façon butin, en vrac, comme dans la grotte d’Ali Baba. Et elle exige une porte, en l’occurrence un rideau. Depuis le 16 mars, finalement, elle y joue peu, mais refuse absolument qu’on la détruise. Elias, 4 ans, dort depuis trois jours dans « une cabane cachette », sous son petit bureau.
Car évidemment, la cabane est aussi un refuge, un abri, qui devient « un espace sécurisant, intime, qui va apaiser psychologiquement l’enfant », poursuit Perrine Saada. Car même si on les protège autant qu’on peut, les enfants sont des éponges émotionnelles. Qui sentent l’inquiétude des parents, l’angoisse de l’incertitude, ne serait-ce que par une expression sur le visage, une attitude différente, des tensions dans la voix. « La cabane représente la sécurité affective qui lui manque alors qu’il ne sent pas son parent stable émotionnellement – et qui le serait face à cette situation ? », souligne la psychologue clinicienne.
Tous les soirs, dans son lit devenu cabane, Chloé, 6 ans, s’entoure plus que jamais de coussins, de doudous, de grosses couettes, pour recréer un cocon. « D’un point de vue symbolique et psychanalytique, la cabane représente l’enveloppe originelle, maternelle, rassurante, contenante », analyse Perrine Saada. Comme si les cloisons de la cabane, aussi fragiles soient-elles, pouvaient protéger contre le virus et la maladie.
Faudra-t-il les laisser retourner les coussins du canapé, squatter les couloirs, vivre ou dormir sur des plaids poussiéreux à même le sol pendant plusieurs semaines ? « Si la cabane leur fait du bien, dans cette situation exceptionnelle, alors il faut les laisser se l’approprier… » Comme l’écrit le neuropsychiatre Boris Cyrulnik, « un enfant heureux, c’est un enfant qui est à la fois sécurisé et dynamisé ». Doit-on, par conséquent, pousser les enfants qui n’en ont pas l’idée à se construire ce petit refuge ? « On peut leur proposer, si c’est un jeu qu’ils n’ont pas l’habitude de mettre en œuvre. Mais il faut être attentif à leur réponse », conseille Perrine Saada. Et surtout veiller à ce que les angoisses de confinement ne les poussent pas à un repli sur soi absolu.
« En construisant des cabanes, l’enfant devient son propre prescripteur de bonheur », conclut la psychologue. Là où l’adulte lutte avec ses angoisses et essaye par tous les moyens, du jogging à la méditation, d’atteindre la fameuse pleine conscience, l’enfant y arrive souvent spontanément. D’ailleurs, Juliette, 8 ans, ne s’y est pas trompée : « La cabane, ce n’est pas pour les parents. Ils gâcheraient l’ambiance, ils sont trop sérieux. » Alors, à vous de jouer ?
mercredi 8 avril 2020
L’ergothérapie au quotidien
Plusieurs thérapeutes ont mis à disposition un livret proposant plusieurs activités à faire à la maison durant cette période de confinement.
Cette période de confinement nous oblige à repenser notre quotidien et nos activités. Notre métier étant étroitement lié à l’activité, c’est avec grand plaisir que plusieurs ergothérapeutes ont accepté de partager leurs travaux. Dans nos cabinets, nous sommes chaque jour au contact des plus jeunes et nous souhaitions pouvoir mettre à profit nos compétences pour vous accompagner durant cette période particulière. Nous sommes très heureux de pouvoir offrir ce PDF de plus de 100 activités à faire avec vos enfants. Ce document est libre de droits, nous vous invitons à le partager au maximum pour qu’il puisse être utile au plus grand nombre.
Mais au fait, l’ergothérapie, kesako ?
Ergothérapeute en anglais se dit « occupationnal therapist », c’est donc le professionnel de SANTÉ qui s’intéresse aux occupations. Il fonde sa pratique sur le lien entre l’activité et la santé. De plus, il a une vision holistique, il s’intéresse donc à la personne dans sa globalité. Mais encore ? Plus concrètement, nous intervenons lorsque les enfants ont des difficultés à réaliser pleinement leurs activités (de par une pathologie, un handicap ou simplement un retard de développement). Et en cette période de confinement nous expérimentons tous une limitation de participation dans nos occupations.
Nous faisons de la prévention, de la rééducation ou encore de la guidance parentale (et plein d’autres choses) pour aider les enfants à (re)trouver ou maintenir LEUR AUTONOMIE ET LEUR INDÉPENDANCE dans les activités quotidiennes.
Il n’y a pas de limite d’âge pour bénéficier de l’ergothérapie, voici quelques exemples d’activités signifiantes pour les enfants : être bien installé au sol à 3 mois, jouer avec ses pieds à 4 mois, être correctement assis pour la diversification à 6 mois, manipuler des jeux et jouets, explorer son environnement, apprendre à tenir une cuillère, dessiner, écrire son prénom, maintenir son attention en classe, etc. L’intervention en ergothérapie est donc aussi variée que nous sommes d’êtres humains.
Dans ce document, vous retrouverez un échantillon d’outils que nous utilisons à des fins précises en soin, et faisant du lien avec les activités significatives, c’est-à-dire qui font du sens pour nos patients.
Nous espérons qu’il pourra vous être utile, pour vous, dont le suivi en ergothérapie a été interrompu, pour vous, qui êtes chamboulés par la perte de vos repères, mais aussi pour tous ces enfants contraints de rester à la maison.
Et surtout, nous y avons mis tout notre savoir-faire, notre créativité et notre bienveillance pour
qu’il soit source d’amusement pour vous et vos enfants, alors à vous de jouer !
Clémentine LUZU Ergothérapeute D.E, Fb et Instagram
Inscription à :
Articles (Atom)