mardi 7 avril 2020

Violence dans la famille - le confinement quand on est ado

Sur le site  CIAO

Tu cries, ils·elles crient, ça crie : que faire ?

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 Ce n'est pas toujours facile de vivre en famille. Tu dois supporter tes frères et sœurs qui te piquent systématiquement tes affaires, qui squattent la salle de bain ou la télévision. Tes parents sont constamment sur ton dos et te dictent des règles de vie que tu ne veux pas toujours suivre : débarrasser la vaisselle, nettoyer ta chambre, respecter les heures de rentrée, etc.

Tu cries, ils·elles crient, ça crie : c'est le conflit. Tu pars dans ta chambre, tu claques la porte ou tu te refermes totalement sur toi et tu en veux à la terre entière.

En tant qu'adolescent·e, tu vis une phase de ta vie où tu construis ta personnalité en te confrontant aux autres, à tes parents, à tes profs, à tes frères et à tes sœurs. Les conflits avec les parents sont plus nombreux à l'adolescence et c'est normal.

Chaque conflit avec tes parents ou tes frères et sœurs est une occasion nouvelle pour réfléchir sur toi et sur tes réactions. Grâce à ces conflits, tu peux apprendre à contenir tes émotions. Arriver à exprimer d'une autre manière que par la violence ce que tu ressens est important à réaliser.

Règles de vie


Les règles de vie te semblent peut-être bien lourdes par moments, elles sont pourtant là pour te protéger et non pour t'embêter.

Pour éviter que la violence s'installe à la maison, il est nécessaire de comprendre qu'il existe un certain nombre de règles qui sont propres à chaque famille et qu’elles sont à respecter. Elles permettent de vivre dans le respect mutuel et garantissent une ambiance agréable. Même si tu rêves de liberté, il te faudra attendre encore quelques années pour vivre ta vie comme tu l'entends.

En attendant, tu ne peux pas faire n'importe quoi, car tu es sous l'autorité légale de tes parents. Tu dois par exemple respecter les heures de rentrée qu'ils·elles te fixent, participer aux tâches ménagères, avertir lorsque tu sors, demander l'autorisation pour aller dormir chez un·e ami·e, aller au cinéma ou encore boire un verre, etc.

Parler ensemble


Il est indispensable de parler ensemble de ce qui se passe. C'est la seule façon de garder une bonne ambiance familiale ou de l'améliorer. Lorsque la communication est fluide dans la famille, il y a moins de risques que s'installe la violence.

Lorsque le conflit est déjà là (par exemple au moment de sortir alors que tes parents n'ont pas donné leur autorisation), il est difficile de parler de manière constructive. Il vaut mieux choisir un autre moment et un endroit calme pour parler de ce qui pose problème. Pour que la discussion ait des chances d'aboutir, voici quelques trucs utiles à respecter autant par les parents que les enfants bien sûr:
  • Parler de ce que tu ressens, de tes sentiments: «j'ai honte», «je me sens mal, triste, en colère, blessé ou blessée», etc.
  • Éviter les reproches qui ne conduisent à rien: «c'est ta faute», «tu ne m'écoutes jamais», «tu préfères ma sœur ou mon frère», etc.
  • Éviter les généralités: «tu ne me laisses jamais sortir», «tu m'interdis toujours ce qui me fait plaisir »
  • Écouter la personne qui te parle sans l'interrompre
  • Éviter les insultes, les cris, etc.
  • Et si une décision familiale est prise, fais de ton mieux pour la respecter
  • Si tu te rends compte que sur le moment, aucune discussion n'est possible, trouve une personne neutre avec qui tu pourrais parler de tes problèmes familiaux : ami·e, prof, infirmier·ère scolaire, médiateur·trice, etc.

Maltraitance familiale


Si la violence se trouve partout où il y a des êtres humains, lorsqu'on la rencontre dans la famille, on l'appelle violence familiale. Si elle est plutôt unilatérale (parent sur enfant par exemple), on la nomme "maltraitance dans la famille".

Dans ta famille, tu peux te retrouver face à des gens qui peuvent te manquer de respect ou t'agresser. Il peut s'agir d'un oncle, d'une tante, de ton parrain ou ta marraine, l'un de tes grands-parents, mais aussi de ton frère ou ta sœur, ton père ou ta mère, ton beau-père ou ta belle-mère.

On constate que les enfants et les adolescent·e·s négligé·e·s, battu·e·s, rejeté·e·s ou abusé·e·s sexuellement le sont par des personnes proches et connues, et le plus souvent par quelqu'un de leur famille. C'est donc d'autant plus difficile pour eux·elles de se rendre compte de la gravité de ce qu'ils·elles vivent et de prendre la décision de parler pour se défendre et se protéger.

Si tu veux en savoir plus:
Pourquoi en parler et à qui?
Comment sortir de sa violence?
Ce qu'il faut savoir en cas de maltraitance

lundi 6 avril 2020

Méditation pour les enfants, calme et attentif comme une grenouille

Parfois, c'est bien agréable d'avoir un endroit à soi, où on se sent protégé. A présent, trouvons cet endroit et laissons-nous porter par la méditation guidée ...






dimanche 5 avril 2020

10 IDÉES PRATIQUES POUR FAIRE FACE AU CONFINEMENT !

Sur le blog de Parentalité  Positive au quotidien

article posté le 18 MARS 2020

By Catherine Dumonteil Kremer



Vivre en famille est déjà quelque chose de très exigeant et de complexe, mais vivre 24 heures/24 ensemble c’est très riche en… aventures de toutes sortes. Des aventures en soi, car la vie commune nous confronte avec notre histoire d’enfant parfois assez brutalement, alors pensez à :



  • Appelez notre équipe de pompières et pompiers émotionnels des professionnel.e.s qui vont vous aider à éteindre les foyers d’énervement, de colère, d’incompréhension. Appelez SOS Parentalité, l’appel est gratuit et anonyme :0 974 763 963
  • Chaque jour nous rapproche d’un mieux, nous vivons une période de transition, et notre cerveau va peu à peu s’habituer à ces nouvelles conditions de vie
  • Ne restez pas seuls quand vous êtes découragés, venez sur le groupe Facebook SOS Parentalité, le groupe des consultants du réseau Parentalité Créative .https://www.facebook.com/groups/859959994212050/
  • Au quotidien essayez de vous ménager des espaces où vous serez seuls : sortez à tour de rôle vous balader seul, prenez un temps pour respirer sans vos enfants si vous en avez la possibilité
  • Côté scolaire : ne vous rajoutez pas d’inquiétudes inutiles. Essayez d’être toujours heureux du temps passé à travailler quel que soit le résultat. Révisez si cela est possible vos attentes à la baisse. Même 5 minutes de travail c’est génial
  • Les discussions, activités ensemble, jeux libres, jeux de société ont aussi de nombreux retentissements sur la scolarité
  • Quand vous n’en pouvez plus, allez crier dans un coussin, cela amortit le son et fait beaucoup de bien, si les larmes montent laissez-les couler. C’est une façon de faire très apaisante
  • Soyez attentif à ce qui réveille votre colère, et essayez de trouver des points communs avec votre histoire d’enfant.
  • Chanter, danser aussi souvent que possible, cela redonne du peps au quotidien
  • Tenez un journal créatif de cette période étonnante, chacun peut avoir le sien dans la famille, profitez-en pour prendre le temps de coller, dessiner, écrire, faites-vous plaisir !


jeudi 2 avril 2020

Comment les émotions dirigent votre cerveau

Cette vidéo explique simplement le fonctionnement du cerveau. Comment le cerveau limbique, le centre des émotions, peut nous aider ou nous empêcher de bien apprendre.


 

Parler du Coronavirus à vos enfants




Voici une affiche à imprimer pour parler avec les enfants du coronavirus.

Vous pouvez imprimer cette affiche gratuitement à des fins éducatives. Aucune utilisation commerciale ne sera permise.

Vous pouvez la télécharger ici. Pour voir mes autres affiches gratuites, c’est par ici. Pour voir mes livres, c’est par ici.


D'autres idées sur ce lien :
https://ireps-ors-paysdelaloire.centredoc.fr/index.php?lvl=cmspage&pageid=4&id_article=245#.XoWtkW5uKDt